Archives Mensuelles: février 2010

Concours de slam avec TV5 Monde

Les joutes oratoires réunissaient des participants s’affrontant en vers depuis le Moyen-Âge ; le slam est né lui au XXe siècle (dans les années 80) aux États-Unis, à Chicago précisément grâce au poète Marc Kelly Smith (né en 1950).

Plus d’informations sur le site de cet auteur, Slam Papi.com.

Le slam est arrivé en Europe plus tard, à partir de 1995, et s’est développé sous forme de tournois (joutes) et de scène ouverte (déclamations).


Si je vous parle du slam (je ne suis pas spécialement fan des artistes les plus connus mais j’en ai déjà entendu et ça m’a plu), c’est parce que TV5 Monde m’a envoyé une information qui peut intéresser les amoureux de la poésie actuelle et ceux qui aiment jouer avec les mots.

Je vous livre donc tout simplement l’information.


Tentez votre chance à notre grand concours de slam lancé à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie ! Une seule contrainte, utilisez les 10 mots suivants : baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante et zapper. Proposez votre texte, le meilleur sera annoncé par Grand Corps Malade le 24 mars dans l’émission L’INVITÉ ! Rendez-vous sur www.tv5monde.com/slam.


Plus d’informations encore sur la page Dis-moi dix mots dans tous les slams (affiche ci-contre).

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Jeff présente Les quatrains Rubâ’iyât, d’Omar Khayyâm

Les quatrains Rubâ’iyât, d’Omar Khayyâm
Seghers, 1982, collection Miroir du monde, ISBN 2-232-10410-9
Établi et annoté par Pierre Seghers


L’auteur
Omar Khayyâm, ou Al-Khayyâm, est une des plus grandes figures scientifiques et artistiques du Moyen-Âge musulman. Né aux alentours de 1048 dans une famille d’artisans de Nichapûr ; il aurait étudié sous la direction du cheik Mohammad Mansuri et de l’imam Mowaffak, aux côtés de Nizam Al-Mulk (futur grand vizir de Perse) et de Hassan Sabbah (fondateur de la secte des Hashishins). En 1070 il publie un traité d’algèbre où il systématise la résolution d’équations cubiques tant d’un point de vue géométrique que numérique, ce qui le fait considérer comme le fondateur de la géométrie algébrique. Après d’autres traités sur la géométrie euclidienne, il est nommé directeur de l’observatoire d’Ispahan, réformant à la demande du sultan le calendrier persan, qui devient ainsi plus exact que le calendrier grégorien. Il retourne à une date indéterminée dans son village natal, abandonnant la recherche scientifique. Disciple d’Avicennes, il cultive une forme d’hédonisme, luttant contre l’intolérance des mollahs, se rapprochant parfois de la mystique Soufi. Il meurt en 1131 à plus de 80 ans.


L’œuvre
Ses poèmes, les Rubaiyat, sans doute composés lors de soirées arrosées avec des amis fidèles, se sont perpétués après sa mort dans la tradition orale dans la région de l’actuel Iran, symbole de l’identité perse résistant à l’hégémonie arabe. Ils ne seront découverts en Europe qu’au XIXe siècle dans une traduction anglaise d’Edward Fitzgerald en 1859, base de la version française de J-P Nicolas, encensée par Baudelaire et Théophile Gautier. Suite à des controverses sur la versification ou l’interprétation des quatrains (Nicolas défendait la thèse d’un Khayyâm soufiste), Franz Toussaint publie en 1924 une traduction française, en prose poétique, qui reste une référence. Sur le millier de poèmes qui lui sont attribués dans la tradition populaire, seul 50 lui ont été attribués avec certitude et 200 de plus sont encore sujets à débats.
Dans des quatrains originellement versifiés en AABA, Khayyâm chante, non sans humour, la vie, le vin, les femmes, l’amitié, libellant régulièrement contre l’intolérance religieuse ou la quête du savoir, préférant vivre agréablement en attendant la mort, dans l’insouciance et la certitude de la bonté de Dieu. C’est une poésie qui m’a très fortement marqué : j’ai souvent cru entendre la voix de ce sage mathématicien (ce qui n’est pas pour me déplaire, vu que je le suis moi-même), me parlant à travers les siècles sur des thématiques terriblement contemporaines, ce qui ne peut que souligner l’universalisme de sa pensée, si ce n’est la constance de l’esprit humain.
La lutte contre l’hypocrisie, la bigoterie, le fanatisme ; la vanité de la volonté de tout savoir, de tout contrôler, d’être parfait dans les commandements des textes sacrés, eux-mêmes contradictoires ; la recherche du bonheur et du plaisir sain ; la défense de ses droits d’homme à aimer comme il le souhaite, à vivre doucement comme il le veut, à être libre enfin, contre le monde et les idiots… Toutes ces paroles, ces prières à l’esprit humain, sous forme de quatrains magnifiques, tantôt cyniques, tantôt mystiques, dans une langue simple et imagée, laissant peu de place à l’allégorie, ont résonné en moi d’une manière inattendue. À lire absolument : instant de grâce, intemporel et universel, sous l’égide d’un sage.


Extraits
« Je veux boire tant et tant de vin
Que le parfum monte de terre quand, un jour, j’y serai rentré
Et que les buveurs qui viendront pour me saluer, sur ma tombe,
Par l’effet de ce seul parfum, se couchent sur moi, ivres morts. »
« Du vrai croyant à l’incrédule, je te le dis, il n’est qu’un souffle ;
Du dogmatique à l’incertain, il n’est en vérité qu’un souffle ;
Dans cet espace si précieux, entre deux souffles, vis heureux.
La vie s’en va, la mort s’en vient, notre passage n’est qu’un souffle… »

« Dans ce monde inconstant qui nous sert d’asile, j’ai cherché.
J’ai tout poursuivi, tout traqué. À la fin, pour quelle réponse ?
J’ai trouvé plus pâle la Lune devant l’éclat de ton visage,
Et le cyprès se fit difforme auprès de ta taille élancée. »
« Quand le sage s’éveillera auprès d’une beauté de nacre,
Quand la violette aura prêté ses couleurs pour teindre sa robe,
Lorsque la brise du matin fera s’entrouvrir l’églantier,
Qu’il vide jusqu’au fond sa coupe. Puis qu’il la brise sur la pierre. »

« Garde-toi de boire du vin avec un rustre sans tenue :
Tu n’aurais que désagrément. La nuit, il te faudrait subir
Ses désordres, ses éclats de voix, ses folies, et le lendemain
Ses excuses et ses pardons à nouveau te rompraient la tête. »
« J’ai cru connaître l’être autant que le non-être.
J’ai cru percer à jour le haut comme le bas.
Mais je ne connais rien si je ne puis connaître
L’au-delà de l’ivresse en l’au-delà de moi. »


[Une note de lecture de Jeff].

Pascale de ‘Mot à mot…’

Coucou, bon j’ai fait un petit tour à la biblio hier, alors je n’ai pas trouvé tout ce que je cherchais par contre j’ai trouvé un livre tout à fait approprié à ce challenge, car vois-tu l’Europe est vaste et diversifiée, et mon cœur allant pour la France avec Rimbaud et Baudelaire, j’ai décidé d’élargir ce continent et j’ai trouvé un livre avec ce titre : Une Europe des poètes qui présente des poètes de l’Europe des 12 ben oui, le livre date déjà un peu, mais pas grave, ainsi je vais – et vous faire – découvrir des auteurs de 12 pays dont la France mais là ça ne sera plus une découverte… L’étoile qui tombit Pardieu la belle fête ! de Gilles Durieux.

Pour l’Amérique du Sud j’ai choisi Pablo Neruda (Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée) car je l’aime beaucoup, né au Chili. Pour l’Amérique du Nord, ça sera forcément un Canadien avec le célèbre Émile Nelligan : poèmes choisis. Le sang visible du vitrier, de James Noël (Haïti).

Pour l’Asie, alors attention l’auteur est Chinois d’origine, de nationalité française maintenant, mais le recueil qu’il a composé n’est pas de son cru mais bien un recueil d’auteurs chinois donc plusieurs tout comme l’Europe on va se contenter d’un seul auteur : Entre source et nuage de François Cheng : voix de poètes dans la Chine d’hier et d’aujourd’hui. Corée : Dharma poèmes de Park Je-Chun.

Alors le problème le continent africain : je n’ai rien trouvé sous ma main ni en biblio mais j’ai une idée d’un auteur, moins sûr que je le trouve donc à voir et l’Océanie encore moins… Rien vu ni trouvé pour l’instant !

Tour de Terre en poésie, de Jean-Marie Henry : anthologie multilingue de poèmes du monde.

Pascale de Mot à mot… / Pascale présente Mes premières plumes

Pascale présente Mes premières plumes

Pascale/Saphoo de Mot à mot… présente son premier recueil de poésie paru en novembre 2009 :

Enfin le voici le voilà…

À tous ceux qui sont passés sur mon blog un jour ou l’autre, aux fidèles visiteurs…

Amis blogueurs, lecteurs, amies blogueuses, lectrices, amoureux des livres et des mots et amateur de poésie…

J’ai le plaisir de vous informer de l’édition de mon premier recueil qui se compose d’une grande partie de mes textes du début à ce jour ou presque. Le pourquoi du titre : Mes premières plumes.

N° 1 au sein d’une série intitulée « Collection Plume en toute liberté ». Le n° 2 est en cours de réalisation (j’en dirai plus sur mon blog).

Dans ce recueil n° 1, vous croiserez une grande partie de mes poésies présentées en concours : certaines ont été éditées par le biais de ces concours et/ou revues littéraires et artistiques auxquelles je participe, certaines ont été primées.

Mais aussi quelques textes parsemant mon quotidien, marquant certaines occasions, quelques bouffonneries, le tout sous des formes poétiques diverses : néo-classique, haïku, calligramme, acrostiche, forme libre mais aucune forme classique pure et dure.

J’ai voulu ce recueil comme un pêlemêle, sans ordre thématique ni chronologique. Ma volonté était de regrouper tous mes écrits éparpillés un peu partout, édités à droite et à gauche. La diversité règne donc au sein de ce recueil tant par la forme que le contenu selon le sujet abordé… Pour un peu plus de 50 textes.

Si cela vous tente, si la curiosité vous a piqués, alors allez faire un petit tour soit sur mon blog pour lire le journal de mes premières plumes soit sur le site où vous pourrez vous procurer ce n° 1 ou tout simplement lire les premières pages.

Si vous pouviez diffuser l’information – on connaît le pouvoir d’Internet – chacun un mail en transmission, une belle chaîne ou sur votre blog. D’avance je vous en remercie… Pour votre aide et votre contribution à la poésie, trop souvent délaissée voire ignorée.

Toutes mes amitiés poétiques… et blogueuses… lecteurs, lectrices… Et tous mes remerciements pour votre soutien virtuel dans mon projet concrétisé… Qui j’espère sera le début d’une longue série… Étalée dans le temps…

Pascale/Saphoo de Mot à mot…