Archives Mensuelles: juin 2010

Johan présente Là où vont nos pères, de Shaun Tan

Là où vont nos pères, de Shaun Tan

Dargaud, 2008, 120 pages, 15,50 €, ISBN 978-2205059700


Je vais faire d’une pierre, trois coups aujourd’hui. En effet l’ouvrage que je vais vous présenter entre dans le cadre de 3 challenges auxquels je participe : À la découverte d’un pays d’Everthkorus (consacré à l’Australie pour la première édition), le défi BD sur les 5 continents de Catherine (pour l’Océanie) et mon challenge BD. Eh oui aujourd’hui c’est encore mieux que le shampooing, c’est du 3 en 1 sur mon blog ^^

Là ou vont nos pères (The arrival en VO) est un album de BD franco-belge de Shaun Tan (auteur sino-australien donc j’espère que ça ira pour les deux autres challenges ^^) publié chez Dargaud dans la collection Long Courrier en 2008. À noter que cet album a reçu le Fauve d’or à Angoulême en 2008 (prix qui récompense le meilleur album).

Un homme quitte sa famille pour partir à l’étranger et tenter de s’en sortir là-bas, dans cet endroit où il ne connaît rien n’y personne et où tout lui est étranger.


Mon avis

J’ai envie de dire OUAHOU !!! On prend une bonne claque dans la gueule devant cet album. Déjà il faut savoir que vous ne trouverez pas le moindre texte, point de phylactères par ici, juste les dessins somptueux de Shaun Tan qui parlent d’eux-mêmes. Parfois les dessins s’étalent sur une double page, d’autres fois c’est une succession de petites vignettes semblables à des photos dans un album, ce découpage sert habilement le récit et renforce la beauté de l’histoire.

Cet album est un fantastique hommage muet à tous ces gens qui ont décidé de tout quitter et de partir dans un pays étranger dans l’espoir de pouvoir y vivre une vie meilleure pour eux et leur famille. Ces gens qui partent dans un endroit complètement inconnu, en ne parlant pas la langue, en ne connaissant rien des coutumes, etc., qui risquent tout avec seulement un espoir, celui de mieux vivre, d’assurer un avenir radieux pour leur famille.

Le fait qu’il n’y ait pas le moindre texte, fait également que chacun s’approprie l’histoire à sa façon, y voyant ce qu’il veut en fonction de son vécu, etc., en faisant ainsi un album abordable à tous les âges. En revanche cette absence de texte peut, peut-être, en déboussoler certains, puisqu’ici c’est au lecteur de comprendre et d’imaginer ce qu’il veut.

Les dessins sont entièrement dans des tons sépias, grisés, etc., qui donnent également l’impression d’avoir entre les mains un album de photos souvenirs, dont tous les instantanés mis bout à bout nous racontent l’histoire de la famille.

En bref, une BD atypique, mais qui vaut vraiment le coup de s’y intéresser (enfin comme d’hab je vous conseille de feuilleter avant d’acheter, ou d’emprunter avant, pour vous faire une idée) ne serait-ce que pour le superbe trait de Shaun Tan et pour le vibrant hommage qu’il rend à tous les exilés, immigrés, réfugiés, etc., qui ont pris un jour leur courage à deux mains et ont tout quitté dans l’espoir d’une vie meilleure.


Question bonus : vous seriez prêt à quitter tous vos proches, pour partir vivre ailleurs dans l’espoir d’une meilleure vie ?


Cette chronique de lecture est originellement parue le 25 mai dans Les lectures de Mr. Zombi, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Johan.

Johan de ‘Les lectures de Mr. Zombi’

Je viens juste de m’apercevoir que je n’avais toujours pas annoncé ma participation à un nouveau challenge (alors que ça fait un bail que j’ai dit que j’y participais ^^) et je vais donc y remédier.

Ce nouveau challenge, est organisé par Catherine et s’intitule BD sur les 5 continents (pour tout savoir c’est par ici) et j’ai décidé d’y participer car il complète à merveille mon challenge BD (notamment la clause géographique qui se remplit plus facilement lol), et parce que Catherine est très sympa et son logo tout mimi (donc à quoi bon s’en priver ^^).

Donc si vous aussi vous avez envie de participer à ce défi BD, n’hésitez pas à aller vous inscrire et à nous faire partager vos BD venus des quatre coins du globe (plutôt des 5 coins d’ailleurs lol).

Question bonus : Des 5 continents, lequel vous n’associez pas du tout avec la BD ?

[Article paru le 20 mai sur Les lectures de Mr. Zombi]

Afrique : ?

Amérique : ?

Asie : ?

Catherine présente Silence, la queue du chat balance, de Patrick Bertrand

Silence, la queue du chat balance est un recueil de poésie de Patrick Bertrand illustré par Serge Ceccarelli et paru en avril 2002 aux éditions Actes Sud Junior dans la collection Des poèmes plein les poches (8 €, 61 pages, ISBN 2-7427-3753-7).


J’ai ouvert ce petit livre par hasard et j’ai lu le premier poème : Une âme.

« L’œil est un éclair,

La griffe, une lame,

Regard clair

Et patte de velours,

Le chat est une âme,

Une histoire d’amour. »


Très émue, j’ai compris qu’il fallait que je le lise !

Finalement, nous l’avons lu en famille et tout le monde a véritablement apprécié ce recueil, idéal non seulement pour les enfants mais aussi pour les adultes.

26 poèmes, beaux, intelligents, tendres, drôles ou tristes, en vers ou non, joliment illustrés avec les couleurs qui siéent aux félins, 26 poèmes qui sont tous une porte d’entrée vers l’âme des chats.

Lecture commune avec Edwyn (sa note est un peu différente de la mienne).

Lecture pour le challenge Poésie sur les 5 continents, continent Europe.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 21 juin dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

Catherine présente Burquette, de Francis Desharnais

Burquette est une bande dessinée de Francis Desharnais parue en janvier 2008 aux éditions Les 400 coups dans la collection Strips (81 pages, 10 €, ISBN 978-2-89540-366-1).

Prix Bédis Causa, catégories Prix Réal Fillion et Grand prix de la Ville de Québec, 2009.


Québécois, Francis Desharnais a étudié le graphisme et travaillé dans le cinéma d’animation dès 2001. En 2003, il a l’occasion de venir un an à Paris et le débat sur le port des signes religieux lui donne l’idée de cette bande dessinée.


Un intellectuel de gauche dépité par le comportement superficiel de sa fille de 14 ans, Alberte, qu’il élève seul, souhaite « lui ouvrir l’esprit » et « l’amener à réfléchir davantage sur la condition humaine ».

Après avoir vu dans la rue, une femme et sa fille en voile intégral, il oblige Alberte à porter une burqa pendant un an. « Tu sais, papa, sous ce drap et derrière ce grillage je me sens inexistante, sans identité. » (page 13).

Alberte subit alors l’incompréhension, la curiosité ou le rejet de ses amis, camarades de classe, petit copain… « C’est pas juste. Ce gros drap laid attire plus l’attention que ma belle petite jupe courte. » (page 19).

L’adolescente fait la connaissance du voisin algérien : « Je n’ai pas fui les barbus de mon pays pour retrouver les mêmes horreurs ici… » (page 33) et de son neveu kabyle, Kader dont elle tombe amoureuse.

Puis elle retrouve sa mère, participe à une émission de télé-réalité, et se rebelle contre son père mais tout ça n’était pas au programme !


Les dessins sont simples mais expressifs. J’ai surtout apprécié le côté humoristique de cette histoire parce que j’ai du mal à comprendre le but réel de ce père…

Et hop ! Une bande dessinée québécoise pour le Challenge BD de Mr Zombi !


Cette chronique de lecture est originellement parue le 30 mars dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

Bambi Slaughter présente Le koala tueur et autres histoires du bush, de Kenneth Cook

Le koala tueur et autres histoires du bush, de Kenneth Cook

Autrement, collection Littératures, février 2009, 154 pages, ISBN 978-2-7467-1239-3


« Je n’aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n’ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable – les mâles n’arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. […] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n’y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu’un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable. »


Ce recueil de nouvelles de l’Australien Kenneth Cook nous fait découvrir une Australie loin de Melbourne et consorts. Via des nouvelles courtes, l’auteur nous plonge dans le bush sauvage australien et au mileu de sa faune. Grouillant de crocodiles, de serpents vénimeux, de cochons sauvages très agressif… Le bush n’a rien d’une carte postale de vacances.

Si Kenneth Cook affirme que toutes les histoires relatées dans ce recueil sont véridiques, on est bien tentés de le croire : ce bush a l’air d’être autant surprenant qu’imprévisible et dangereux.

Enfin, si l’auteur se trouve assez souvent dans des situations compliquées : un koala accroché à l’entre-jambe, un pote saoul au milieu de serpents mortels…, il a l’art de le raconter avec légèreté, en utilisant l’humour ce qui nous fait finalement lire le recueil d’une traite avec un grand sourire.

Livre lu dans le cadre du challenge d’Evertkhorus : Destination Australie, et celui de Nouvelles sur les 5 continents.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 25 mai dans Polars and co (mais pas que), blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Bambi Slaughter.

Encore du théâtre avec le Challenge Tennessee Williams de Will

Le théâtre est à la mode en ce moment !

Après Théâtre sur les 5 continents (sur ce blog) et Tous au théâtre ! de Leiloona, voici le Challenge Tennessee Williams.

C’est Will qui a lancé ce challenge le mercredi 2 juin sur son blog, Kabaret Kulturel.

L’objectif de ce challenge (je laisse la parole à Will) :

« Lire une (ou plusieurs) pièce(s) de Tennessee Williams et regarder une (ou plusieurs ) adaptation(s) ciné d’une de ses pièces. Les pièces peuvent être différentes : par exemple, vous pouvez lire Un tramway nommé désir et regarder La chatte sur un toit brûlant. Mais vous pouvez lire et regarder l’adaptation de la même pièce, c’est à votre convenance. Et en faire un billet sur votre blog. Le challenge sera réussi dès que vous aurez lu une pièce et vu une adaptation […]. Mais rien ne vous empêche d’en lire et d’en voir plus d’une, bien évidemment. […]. Le challenge prendra fin en juin 2011. »

Plus d’informations sur Tennesse Williams, le challenge, listes des pièces et des adaptations cinématographiques, etc. sur Kabaret Kulturel : Challenge Tennessee Williams.

Il existe deux logos pour ce challenge, je les mets les deux (taille réelle sur le blog du défi), les participants choisissent celui qu’ils préfèrent.

Challenge Tous au théâtre ! de Leiloona

Leiloona de Bric à Book pense que le théâtre n’est pas assez représenté sur Internet.

Il y a bien Théâtre sur les 5 continents ici mais c’est vrai que c’est peu.

Elle a donc créé un autre défi intitulé Tous au théâtre ! dont le but est simple : lire une pièce tous les deux mois sans limitation de temps.

Possibilité d’en lire davantage évidemment.

Sont inclus les articles sur les représentations scéniques (avec les festivals d’été qui approchent).

Leiloona fera un bilan mensuel des lectures et spectacles.

Alors intéressés ?

Plus d’infos et inscriptions chez Leiloona !