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Catherine présente Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Aya de Yopougon est une série de bandes dessinées de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie qui paraît aux éditions Gallimard/Bayou.

On me conseille cette série depuis longtemps. Je me lance enfin avec ce tome 1 paru en novembre 2005 aux éditions Gallimard/Bayou (105 pages, 15 €, ISBN 978-2-07-057311-7). Il est préfacé par Anna Gavalda. Il a reçu le Prix du meilleur album à Angoulême en 2006.

Marguerite Abouet est née à Abidjan en 1971 et a vécu dans le quartier de Yopougon, mais elle a étudié en France où un grand-oncle l’hébergeait avec son frère aîné.

Clément Oubrerie est né à Paris en 1966 et a étudié l’Art avant de partir deux ans aux États-Unis. Depuis son retour en France, il est illustrateur (ouvrages pour la jeunesse) et a fondé La Station (un studio d’animation). Il joue aussi de la batterie dans un groupe de funk et a déjà voyagé en Côte d’Ivoire (ça aide pour illustrer cette bande dessinée !). Plus d’infos sur son site officiel et sur son blog, La marge brute.


1978, à Yopougon (surnommé Yop City), quartier populaire d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Aya a 19 ans.

Ignace, son père, est cadre à la Solibra (fabrique de bières), Fanta, sa mère, est assistante de direction chez Singer (et guérisseuse) et elle a un petit frère, Fofana.

Adjoua et Bintou sont ses deux meilleures amies.

Pendant qu’Adjoua et Bintou sortent danser et se faire draguer au Ça va chauffer (« Elle est D.I.S.C.O. […] ») ou au Secouez-vous, Aya préfère étudier plutôt que se retrouver en « série C » (coiffure, couture et chasse au mari !). Elle aimerait être médecin mais son père préfèrerait la marier, en particulier au fils du patron mais le fils du patron ne pense qu’à s’amuser.

Lorsqu’Ignace reçoit une promotion, il devient représentant mais du coup il est toujours sur les routes…

Adjoua tombe enceinte.


Petite réflexion par rapport à ce que dit Anna Gavalda dans la préface : j’ai remis cette histoire dans le contexte de l’époque c’est-à-dire en 1978. Je pense que – comme tous les pays du monde – la Côte d’Ivoire a changé depuis toutes ces années. Et puis est-ce que ça s’appelle être « très maligne » de se retrouver enceinte alors qu’on ne s’y attend pas et d’épouser un gars idiot qui n’est même pas le père du bébé ?

Enfin, je ne me suis pas attardée à cette préface et j’ai beaucoup aimé ce premier tome. C’est vivant, c’est frais et c’est drôle ! Il est possible de voir les cinq premières pages sur le site de l’éditeur.

Bon, il va falloir essayer le gnaman koudji (jus de gingembre) et la sauce arachide ! Et aussi lire la suite d’Aya de Yopougon !

Le tome 6 paraît d’ailleurs demain.

Je présente cette bande dessinée pour les deux défis BD auxquels je participe : le Challenge BD de Mr Zombi et le Challenge PAL sèche de Mo’.

 

Cette chronique de lecture est originellement parue le 24 novembre 2010 dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

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