Archives de Catégorie: Théâtre

Encore du théâtre avec le Challenge Tennessee Williams de Will

Le théâtre est à la mode en ce moment !

Après Théâtre sur les 5 continents (sur ce blog) et Tous au théâtre ! de Leiloona, voici le Challenge Tennessee Williams.

C’est Will qui a lancé ce challenge le mercredi 2 juin sur son blog, Kabaret Kulturel.

L’objectif de ce challenge (je laisse la parole à Will) :

« Lire une (ou plusieurs) pièce(s) de Tennessee Williams et regarder une (ou plusieurs ) adaptation(s) ciné d’une de ses pièces. Les pièces peuvent être différentes : par exemple, vous pouvez lire Un tramway nommé désir et regarder La chatte sur un toit brûlant. Mais vous pouvez lire et regarder l’adaptation de la même pièce, c’est à votre convenance. Et en faire un billet sur votre blog. Le challenge sera réussi dès que vous aurez lu une pièce et vu une adaptation […]. Mais rien ne vous empêche d’en lire et d’en voir plus d’une, bien évidemment. […]. Le challenge prendra fin en juin 2011. »

Plus d’informations sur Tennesse Williams, le challenge, listes des pièces et des adaptations cinématographiques, etc. sur Kabaret Kulturel : Challenge Tennessee Williams.

Il existe deux logos pour ce challenge, je les mets les deux (taille réelle sur le blog du défi), les participants choisissent celui qu’ils préfèrent.

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Challenge Tous au théâtre ! de Leiloona

Leiloona de Bric à Book pense que le théâtre n’est pas assez représenté sur Internet.

Il y a bien Théâtre sur les 5 continents ici mais c’est vrai que c’est peu.

Elle a donc créé un autre défi intitulé Tous au théâtre ! dont le but est simple : lire une pièce tous les deux mois sans limitation de temps.

Possibilité d’en lire davantage évidemment.

Sont inclus les articles sur les représentations scéniques (avec les festivals d’été qui approchent).

Leiloona fera un bilan mensuel des lectures et spectacles.

Alors intéressés ?

Plus d’infos et inscriptions chez Leiloona !

Catherine présente Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand

Cyrano de Bergerac est une comédie héroïque en cinq actes d’Edmond Rostand créée en 1897.

Il existe plusieurs éditions (de 300 à 400 pages selon la taille du texte), brochée, poche, scolaire, anthologie, recueil et même en bande dessinée. J’illustre mon article avec deux de mes couvertures préférées.

Edmond Rostand (son nom complet est Edmond Eugène Alexis Rostand) est né à Marseille le 1er avril 1868 dans une famille aisée (son père est économiste). Il passe ses étés à Bagnères de Luchon (une station thermale de Haute-Garonne, en Midi-Pyrénées). Il étudie le Droit à Paris et il est publié dès 1887. Il est élu à l’Académie française en 1901. Il est mort à Paris le 2 décembre 1918 (de la grippe espagnole) mais il est enterré dans sa ville natale.

Parmi ses œuvres : un vaudeville (Le gant rouge, 1888), des comédies (dont Cyrano de Bergerac, 1897), des drames (comme L’Aiglon, 1900), de la poésie.

Les fils qu’il a eus avec son épouse Rosemonde Gérard (1866-1953, poétesse) sont les célèbres Maurice Rostand (1891-1964, romancier, poète et dramaturge) et Jean Rostand (1894-1977, écrivain et biologiste, académicien).

Un site sur Edmond Rostand et un autre dédié à Cyrano de Bergerac.


Attention histoire dévoilée en partie !!!


Premier acte : Une représentation à l’hôtel de Bourgogne

1640, Paris, salle de l’hôtel de Bourgogne où va jouer Clorise.

Parmi la foule qui s’installe au parterre, des cavaliers, des bourgeois, des pages, des marquis gascons dont le jeune Christian de Neuvillette qui va entrer dans les Gardes en tant que Cadet.

Christian est amoureux d’une belle jeune fille (il ne connaît pas encore son nom) et il a toutes ses chances car il est très beau mais… : « Je n’ose lui parler car je n’ai pas d’esprit. » prouve qu’il est lucide sur sa condition de « bon soldat timide ». Puis Christian apprend que sa bien-aimée se nomme Magdeleine Robin, surnommée Roxane, et qu’elle est promise au Comte de Guiche…

Mais Clorise va commencer. Alors que Montfleury commence sa tirade, Cyrano intervient, l’oblige à se taire et fait le spectacle ! Ensuite il part à la porte de Nesle (les comédiens et la foule lui font un cortège) se battre seul contre cent hommes qui veulent tendre un piège à son ami Lignière, un poète.

Répliques cultes !

« Un ivrogne doit boire son bourgogne… (Il boit.) à l’hôtel de Bourgogne ! ».

Et évidemment celles sur le nez de Cyrano : « Un nez !… Ah ! Messeigneurs, quel nez que ce nez-là !… », « Apprenez que je m’enorgueillis d’un pareil appendice, […]. », « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! », etc.


Deuxième acte : La rôtisserie des poètes

Rue Saint-Honoré, dans la boutique de Ragueneau, rôtissier-pâtissier.

Ami de Cyrano et des poètes, Ragueneau n’hésite pas à les laisser manger contre leurs écrits, ce qui ne convient pas du tout à son épouse, Lise, qui a fait fabriquer des sacs en papier avec prose et poèmes ! « Fourmi !… n’insulte pas ces divines cigales » ! » lui répond-il.

Cyrano y rencontre Roxane qui est sa cousine. « Je me suis donc battu, madame, et c’est tant mieux, Non pour mon vilain nez , mais bien pour vos beaux yeux. » mais celle-ci lui avoue qu’elle est amoureuse d’un beau jeune homme qu’elle a vu à la Comédie. « Il a sur son front de l’esprit, du génie, Il est fier, noble, jeune, intrépide, beau… » : la pauvre, elle se fait des idées !

Cyrano me plaît beaucoup, il veut être libre, indépendant, et ne pas être obligé d’écrire pour les puissants.

Alors qu’il raconte à la demande générale ses exploits, Christian l’interrompt continuellement en faisant des allusions à son nez mais Cyrano n’ose rien dire au bien-aimé de Roxane et lui propose finalement : « Dis, veux-tu qu’à nous deux nous la séduisions ? ».


Troisième acte : Le baiser de Roxane

Roxane connaît les lettres de Christian (Cyrano) par cœur mais elle est toujours courtisée – et promise – à Monsieur de Guiche… Heureusement ce dernier doit partir pour le siège d’Arras où il est nommé mestre de camp ! Roxane use d’un subterfuge pour que le régiment des Cadets dont fait partie Christian (et Cyrano) reste à Paris. Christian parle seul avec Roxane mais il se montre tellement sot qu’elle le renvoie. Cyrano rattrape le coup avec la scène du balcon (clin d’œil à Roméo et Juliette ?). Cyrano s’emporte un peu : « Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien […]. » mais l’affaire est faite pour Christian !


Quatrième acte : Les Cadets de Gascogne

Monsieur de Guiche ayant compris la ruse de Roxane a bien sûr envoyé le régiment des Cadets à Arras. Mais le siège se prolonge, il y a de nombreux morts, les survivants meurent de faim… « Qu’est-ce qu’on pourrait bien dévorer ? (Cyrano, lui jetant le livre qu’il tient à la main.) L ‘Iliade. » : éclat de rire ! Enfin Cyrano écrit deux fois par jour des lettres à Roxane au nom de Christian et risque à chaque fois sa vie pour les envoyer. Mais Roxane arrive dans un carrosse conduit par Ragueneau et rempli de bonnes nourritures et boissons : de quoi remonter le moral des troupes ! Mais Christian…


Cinquième acte : La gazette de Cyrano

Automne 1655, Paris, couvent des Dames de la Croix où Roxane s’est retirée après la mort de Christian. De temps en temps, Monsieur de Guiche lui rend visite, elle lui a pardonné et ils sont devenus amis. Chaque semaine, Cyrano vient également la voir et lui raconte ce qui se passe à Paris. Mais ce jour-là…


J’ai essayé de ne pas trop en dire à la fin car il faut que vous puissiez le lire et garder le plaisir de la découverte et du suspense.

Je l’avais déjà lu, deux fois, peut-être même trois, mais le charme était encore au rendez-vous pour cette nouvelle lecture ! J’en déduis que cette histoire est intemporelle et apporte quelque chose à chaque lecture.

En plus, c’est vraiment drôle.

Note : Edmond Rostand cite Théophraste Renaudot (1586-1653) et parle de sa Gazette. Effectivement, Renaudot est un des fondateurs de la presse avec sa Gazette qu’il a lancé le 30 mai 1631 avec le soutien de Richelieu (1585-1642). Ce journal – le plus ancien en France – paraîtra jusqu’en 1915. Cent-vingt numéros de la Gazette sont consultables librement sur Gallica.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 26 avril dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

Catherine présente Le collectionneur, de Christine et Olivier Orban

Le collectionneur est une pièce de théâtre écrite par Christine et Olivier Orban à paraître le 7 janvier 2010 aux éditions Albin Michel (84 pages, 10 €, ISBN 978-2-226-19576-0). Cette pièce est inspirée du roman éponyme de Christine Orban paru aux éditions Albin Michel en 1993 (réédition en même temps que la pièce).


Christine Orban est née à Casablanca (Maroc) mais elle quitte sa famille pour étudier le Droit à Paris. Elle aime les chevaux, l’Art et aurait aimé être psychanalyste. Elle est l’épouse d’Olivier Orban. Monsieur est éditeur et madame est auteur : Les petites filles ne meurent jamais (1986, elle a 25 ans), Le fil de soi (1988), Une année amoureuse dans la vie de Virginia Woolf (1990), La femme adultère (1991), Le collectionneur (1993), Une folie amoureuse (avec Olivier Orban, 1997), L’âme sœur (1998), L’attente (1999), Emmanuel Ungaro (1999), J’étais l’origine du monde (2000), Fringues (2002), Le silence des hommes (2003), La mélancolie du dimanche (2004), Deux fois par semaine (2005), Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi (recueil de pensées, 2007), N’oublie pas d’être heureuse (2008) et La vie m’a dit… (essai, 2009). Bien que certains titres me disent quelque chose, je ne connaissais pas cette romancière !


Je remercie Gilles Paris de m’avoir envoyé ce livre car j’aime le théâtre mais je n’en lis pas assez souvent (j’ai eu ma période Anouilh, Molière, Ionesco… !) et voilà, le premier livre paru en 2010 que je chronique est du théâtre (c’est un signe !).


Après guerre, Arpad de la Castille vit avec son épouse Olivia dans un manoir en forêt de Fontainebleau. Collectionner les pièces de monnaie anciennes (grecques et romaines) est une telle passion pour lui qu’Olivia en est jalouse.

Un jour Madame Vallière, une vieille dame qui n’a pas d’héritier lui propose une pièce unique au monde : une monnaie romaine en or, frappée par Cléopâtre pour ses trente ans, en cinquante exemplaires uniquement et qui ont été englouties et fondues durant la fête à Tanis (tremblement de terre et irruption volcanique), sauf celle qu’elle a fait envoyer à Marc-Antoine resté à Alexandrie. Quel honneur et quelle aubaine pour Arpad mais il aime la discrétion.

Cependant lors de la visite de leur ami Arthur Lord, Olivia ne peut s’empêcher d’en parler et propose d’inviter le comte Alberoni, un collectionneur émérite.

Lorsque le comte Alberoni, venu tout spécialement de Naples, prend la pièce de monnaie pour l’observer, une panne de courant plonge la maison dans le noir. Mais au retour de la lumière, la pièce a disparu…

Alberoni a-t-il volé la pièce ? Quant à Arpad, il ne vit plus que dans le remords et manque sombrer dans la folie…


Ce récit est un huis-clos, et comme tout huis-clos qui se respecte il est quelque peu oppressant. Les dialogues sont plein de force et le mystère plane sur cette pièce de monnaie. Et qu’est-ce qui est plus important ? Les objets ou les êtres humains ? Posséder des choses ? Ou l’amour, l’amitié, la présence d’êtres chers ?

Cette pièce sera mise en scène par Daniel Benoin (metteur en scène, auteur, comédien) et jouée au Théâtre National de Nice du 20 au 31 janvier (rencontre prévue avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du jeudi 28 janvier) avec les comédiens François Marthouret (Arpad), Nathalie Roussel (Olivia), Jacqueline Scalabrini (Madame Vallière), Paul Chariéras (Arthur) et Jean-Claude Penchenat (comte Alberoni).

De plus une rencontre-dédicace avec Christine Orban est prévue le samedi 23 janvier à 16 heures à la Librairie Jean Jaurès (2 rue Centrale) à Nice.

Si vous aimez le théâtre, dirigez-vous vite vers le défi Théâtre sur les 5 continents !


Si les informations ci-dessus datent un peu, c’est parce que cette chronique de lecture est originellement parue le 5 janvier dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

Catherine de ‘La culture se partage’

Bonjour, je suis Catherine de La culture se partage.

Comme c’est moi qui est créé ce défi Théâtre sur les 5 continents, il était temps que je présente ma liste !

À vrai dire, j’ai déjà lu la pièce pour le continent européen mais je ne sais pas encore quoi lire pour les autres continents donc je rajouterai selon mes découvertes et mes lectures.


Afrique : ?

Amérique : ?

Asie : ?

Europe : Le collectionneur, de Christine et Olivier Orban et Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand.

Océanie : ?

Jeff, alias Youpinous – Théâtre

Et puisque je suis décidément très téméraire [Jeff s’est déjà inscrit au défi policier et au défi littératures de l’imaginaire], je vais aussi tenter le défi Théâtre et le défi Poésie, principalement pour me décider à découvrir des auteurs que je veux lire depuis longtemps.

Le théâtre tout d’abord :

Europe (Russie) : Oncle Vania, d’Anton Tchekhov (1900)

Amérique (États-Unis) : Un tramway nommé désir, de Tennessee Williams (1947)

Océanie (Nouvelle-Zélande) : une pièce de Merton Hodge

Asie (Japon) : du Zeami, si possible Une journée de Nô, ou La lande des mortifications

Afrique : pas encore trouvé, peut-être un Nigérien

Théâtre sur les 5 continents

C’est parti pour le défi Théâtre sur les 5 continents !

Je vous laisse consulter les modalités du défi et j’espère que vous aurez envie de lire du théâtre du monde entier et de partager vos découvertes.


Les trois coups sont frappés, le rideau se lève…

Premier acte : inscription. Deuxième acte : lecture. Troisième acte : note de lecture.


En ce qui concerne les participants, les notes de lecture, etc., vous pouvez consulter la page Théâtre.