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Catherine présente La perspective Nevski, de Nicolas Gogol

La perspective Nevski est une nouvelle de Nicolas Gogol parue en 1835 dans le recueil Arabesques.

Le titre russe est Невский проспект.

On trouve cette nouvelle dans les Nouvelles pétersbourgeoises avec Le nez, Le portrait, Le manteau, La calèche et Le journal d’un fou.


Nicolaï Vassilievitch Gogol (Николай Васильевич Гоголь) ou Mykola Vassyliovytch Hohol (Микола Васильович Гоголь) en ukrainien est né le 20 mars 1809 dans la région de Poltava (centre de l’Ukraine).

Après ses études, il a quitté son pays et a travaillé dans un ministère à Saint-Pétersbourg. Il a commencé à écrire dès 1829 (poèmes, nouvelles), est devenu professeur (un de ses élèves sera Ivan Tourgueniev), a rencontré Alexandre Pouchkine, a publié des contes, des nouvelles, du théâtre. Puis il a voyagé pendant 12 ans en Europe (Allemagne, Suisse, France, Autriche, Pologne) avant de retourner en Russie, à Moscou, où il est mort le 4 mars 1852.

Vous pouvez lire une bibliographie et une chronologie des œuvres dans l’intégrale Quarto.


« Il n’y a rien de plus beau que la perspective Nevski […]. » (page 575, première phrase de la nouvelle).

Vraiment ?

Après une description enjouée de la perspective Nevski et de ses passants du matin au soir, l’auteur s’attache plus particulièrement à deux personnages, deux jeunes hommes : le peintre Piskariov et le lieutenant Pirogov.

L’un d’eux aura un destin tragique…

« Comme le destin se joue mystérieusement de nous ! » (page 607).


L’humour de Gogol rejoint la pauvreté d’esprit et la noirceur de la vie dans ce récit parfait.

J’aurais voulu lire plus d’une nouvelle mais avec la rentrée littéraire, je suis très occupée.  Ce n’est que partie remise car, avec les Nouvelles complètes parues en janvier 2010 aux éditions Quarto Gallimard (1008 pages, 24,90 €, ISBN 978-2-07-012494-7) dans ma bibliothèque, je reprendrai assurément ma lecture de Gogol que j’aime beaucoup.


C’était ma lecture pour J’aime les classiques de septembre et je le présente aussi dans le cadre de Une année en Russie et pour le défi Nouvelles sur les 5 continents (Europe).

 

Cette chronique de lecture est originellement parue le 29 septembre dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

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Pascale présente L’étoile qui tombit – Pardieu la belle fête !, de Gilles Durieux

L’étoile qui tombit – Pardieu la belle fête !, de Gilles Durieux

Le cherche midi, mai 2010, 144 pages, ISBN 978-2-7491-1730-0


Quatrième de couverture

De Gilles Durieux, son ami et préfacier Bernard Giraudeau écrit : « Alors on écrit la vie avec des cris accrochés à la douleur, au chagrin, à la jouissance des jours, des femmes, de l’alcool… ». Comme il a raison !

« Avec ce nouveau recueil, Gilles continue de s’exprimer sur le registre singulier qui est le sien : celui de la fraternité nostalgique, de l’amitié indéfectible, de la souffrance et du bonheur – ou des bonheurs – qu’apportent la vie. Je ne vois aucun poète, aujourd’hui, exprimant de façon aussi directe, aussi simple, aussi « populaire » (au meilleur sens du mot) cette émotion au quotidien qui est l’expression de la vie même.

Les souvenirs se bousculent, les personnages se croisent, se rencontrent et se perdent dans les poèmes de Gilles. Sous une apparente simplicité de forme et de contenu, il y a beaucoup de culture, de clins d’œil, de références multiples dans ces poèmes plus « composés » qu’il paraît. Mais Gilles nous fait oublier ce savant débraillé pour ne nous laisser à lire que la « substantifique moelle » de cette émotion nommée poésie. Fidèle à son habitude, il nous livre aussi une galerie de portraits « en creux » de tous ceux qui comptent ou ont compté à ses yeux… et ils sont légion, car je ne connais pas de Breton solitaire moins isolé que Gilles Durieux. Le vrai barde, c’est lui. Ça va « barder » !

Jean Orizet


La loco et son train

La poésie ça/ se braconne/ Des Flandres au Rhône/ De haut en bas

Les muses on les rançonne/ celles qui se nichent / sur ma péniche/ Sont à la barre / du tôt ou du tard

Avec un col bleu de marin/ des bas résille de la Liza/ il y a encore le Baron de l’écluse/qui chante en imitant quelqu’un

Dans son dimanche au bord de l’eau/ les répliques fusent / sur un bateau l’engin / réclame encore sa loco et son train

La poésie ça s’illusionne / cartonne / sur ton calepin / de petits dessins

Chantent l’eau vive / et Bapaume/ chantent le poulet d’grain/ et tous les enfants de Chaplin / que l’on compte pour s’endormir

Gilles Durieux


(suite de la présentation du recueil gagné chez Celsmoon : L’étoile qui tombit – Pardieu la belle fête !)

J’ai lu pour ne pas dire braconné ce livre à petit pas, d’un texte à un autre, j’ai souvent perdu mon latin, bousculé par des mots venus du cœur d’un poète vers ses proches, un clin d’œil par-ci et par-là à des illustres personnages, ces textes se lisent comme des dessins en trompe-l’œil.

C’est étrange, troublant et même déstabilisant de se plonger dans cette poésie d’ailleurs, on admire sans vraiment se douter ce qui se cache derrière ces poèmes, et pourtant on ressent ô combien l’humain pur et chaleureux, ambitieux et généreux tout le long du recueil.

La plume de Gilles Durieux devient des ciseaux d’argent taillant le roc brut, texte après texte, se dévoile une facette puis une autre où la lumière vient s’y mirer en toute simplicité mais avec une authenticité telle que ce roc se mue en un diamant pur et admirablement travaillé.

Des textes à l’odeur d’un vécu, d’un personnage haut d’estime, sincère qui ne fait pas de manière.

Ne tentez pas de mettre une étiquette sur cette poésie, ni forme ni principe, c’est la poésie de Gilles Durieux : belle et chantante, bousculant nos a priori poétiques, un langage unique pour un poète atypique.

Les mots en offrande se chahutent dans les vers, les rimes n’en font qu’à leur tête, et le tout devient un joyeux mélange savoureux et original qui surprend certes mais nous offre un vent nouveau aux embruns vivifiants.

Tout un recueil qui ressemble aux vagues frappant les récifs, l’écume nous laisse rêveur, le bruit fracassant nous rend un peu pantois, alors que la fraîcheur nous laisse en éveil prêt à affronter la prochaine déferlante.

Une poésie qui swingue, caracole et fanfaronne, sous un petit air américain, il faut avoir le pied marin, et vogue ce joyeux rafiot vers une lecture d’aventure.

Chapeau bas Monsieur Durieux !


La préface de Bernard Giraudeau est sublime, elle est poème, une entrée en matière qui nous met déjà du vague à l’âme (début de la préface).

« Il fut un jour, un beau jour sans doute, je ne me souviens d’aucun nuage, d’une pluie, peut-être lumineuse, bleue.

J’étais sans conscience, mon maître. Je t’ai glissé des mots en attente. Et tu as murmuré les tiens. Un vent d’Ouessant, Belle-Ile, je ne sais plus, nous dispersa. Il ne restera rien de nos empreintes, des ombres dessinées sur une mémoire tenace. Un jour, au coin d’une page sans brume, je te revis, ami. Tu me reçus comme une crique et nous nous ‘lîmes’ du verbe lire, bien sûr, aucune râpe en ces lignes, que des douleurs après ponçage des mots, des bois flottés en chapelet sur les vagues. »


J’inscris ce livre au challenge de la Poésie sur les 5 continents.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 4 juillet dans Les mots de Pascale, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Pascale.

Johan de ‘Les lectures de Mr. Zombi’

Je viens juste de m’apercevoir que je n’avais toujours pas annoncé ma participation à un nouveau challenge (alors que ça fait un bail que j’ai dit que j’y participais ^^) et je vais donc y remédier.

Ce nouveau challenge, est organisé par Catherine et s’intitule BD sur les 5 continents (pour tout savoir c’est par ici) et j’ai décidé d’y participer car il complète à merveille mon challenge BD (notamment la clause géographique qui se remplit plus facilement lol), et parce que Catherine est très sympa et son logo tout mimi (donc à quoi bon s’en priver ^^).

Donc si vous aussi vous avez envie de participer à ce défi BD, n’hésitez pas à aller vous inscrire et à nous faire partager vos BD venus des quatre coins du globe (plutôt des 5 coins d’ailleurs lol).

Question bonus : Des 5 continents, lequel vous n’associez pas du tout avec la BD ?

[Article paru le 20 mai sur Les lectures de Mr. Zombi]

Afrique : ?

Amérique : ?

Asie : ?

Catherine présente Silence, la queue du chat balance, de Patrick Bertrand

Silence, la queue du chat balance est un recueil de poésie de Patrick Bertrand illustré par Serge Ceccarelli et paru en avril 2002 aux éditions Actes Sud Junior dans la collection Des poèmes plein les poches (8 €, 61 pages, ISBN 2-7427-3753-7).


J’ai ouvert ce petit livre par hasard et j’ai lu le premier poème : Une âme.

« L’œil est un éclair,

La griffe, une lame,

Regard clair

Et patte de velours,

Le chat est une âme,

Une histoire d’amour. »


Très émue, j’ai compris qu’il fallait que je le lise !

Finalement, nous l’avons lu en famille et tout le monde a véritablement apprécié ce recueil, idéal non seulement pour les enfants mais aussi pour les adultes.

26 poèmes, beaux, intelligents, tendres, drôles ou tristes, en vers ou non, joliment illustrés avec les couleurs qui siéent aux félins, 26 poèmes qui sont tous une porte d’entrée vers l’âme des chats.

Lecture commune avec Edwyn (sa note est un peu différente de la mienne).

Lecture pour le challenge Poésie sur les 5 continents, continent Europe.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 21 juin dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

Catherine présente Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand

Cyrano de Bergerac est une comédie héroïque en cinq actes d’Edmond Rostand créée en 1897.

Il existe plusieurs éditions (de 300 à 400 pages selon la taille du texte), brochée, poche, scolaire, anthologie, recueil et même en bande dessinée. J’illustre mon article avec deux de mes couvertures préférées.

Edmond Rostand (son nom complet est Edmond Eugène Alexis Rostand) est né à Marseille le 1er avril 1868 dans une famille aisée (son père est économiste). Il passe ses étés à Bagnères de Luchon (une station thermale de Haute-Garonne, en Midi-Pyrénées). Il étudie le Droit à Paris et il est publié dès 1887. Il est élu à l’Académie française en 1901. Il est mort à Paris le 2 décembre 1918 (de la grippe espagnole) mais il est enterré dans sa ville natale.

Parmi ses œuvres : un vaudeville (Le gant rouge, 1888), des comédies (dont Cyrano de Bergerac, 1897), des drames (comme L’Aiglon, 1900), de la poésie.

Les fils qu’il a eus avec son épouse Rosemonde Gérard (1866-1953, poétesse) sont les célèbres Maurice Rostand (1891-1964, romancier, poète et dramaturge) et Jean Rostand (1894-1977, écrivain et biologiste, académicien).

Un site sur Edmond Rostand et un autre dédié à Cyrano de Bergerac.


Attention histoire dévoilée en partie !!!


Premier acte : Une représentation à l’hôtel de Bourgogne

1640, Paris, salle de l’hôtel de Bourgogne où va jouer Clorise.

Parmi la foule qui s’installe au parterre, des cavaliers, des bourgeois, des pages, des marquis gascons dont le jeune Christian de Neuvillette qui va entrer dans les Gardes en tant que Cadet.

Christian est amoureux d’une belle jeune fille (il ne connaît pas encore son nom) et il a toutes ses chances car il est très beau mais… : « Je n’ose lui parler car je n’ai pas d’esprit. » prouve qu’il est lucide sur sa condition de « bon soldat timide ». Puis Christian apprend que sa bien-aimée se nomme Magdeleine Robin, surnommée Roxane, et qu’elle est promise au Comte de Guiche…

Mais Clorise va commencer. Alors que Montfleury commence sa tirade, Cyrano intervient, l’oblige à se taire et fait le spectacle ! Ensuite il part à la porte de Nesle (les comédiens et la foule lui font un cortège) se battre seul contre cent hommes qui veulent tendre un piège à son ami Lignière, un poète.

Répliques cultes !

« Un ivrogne doit boire son bourgogne… (Il boit.) à l’hôtel de Bourgogne ! ».

Et évidemment celles sur le nez de Cyrano : « Un nez !… Ah ! Messeigneurs, quel nez que ce nez-là !… », « Apprenez que je m’enorgueillis d’un pareil appendice, […]. », « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! », etc.


Deuxième acte : La rôtisserie des poètes

Rue Saint-Honoré, dans la boutique de Ragueneau, rôtissier-pâtissier.

Ami de Cyrano et des poètes, Ragueneau n’hésite pas à les laisser manger contre leurs écrits, ce qui ne convient pas du tout à son épouse, Lise, qui a fait fabriquer des sacs en papier avec prose et poèmes ! « Fourmi !… n’insulte pas ces divines cigales » ! » lui répond-il.

Cyrano y rencontre Roxane qui est sa cousine. « Je me suis donc battu, madame, et c’est tant mieux, Non pour mon vilain nez , mais bien pour vos beaux yeux. » mais celle-ci lui avoue qu’elle est amoureuse d’un beau jeune homme qu’elle a vu à la Comédie. « Il a sur son front de l’esprit, du génie, Il est fier, noble, jeune, intrépide, beau… » : la pauvre, elle se fait des idées !

Cyrano me plaît beaucoup, il veut être libre, indépendant, et ne pas être obligé d’écrire pour les puissants.

Alors qu’il raconte à la demande générale ses exploits, Christian l’interrompt continuellement en faisant des allusions à son nez mais Cyrano n’ose rien dire au bien-aimé de Roxane et lui propose finalement : « Dis, veux-tu qu’à nous deux nous la séduisions ? ».


Troisième acte : Le baiser de Roxane

Roxane connaît les lettres de Christian (Cyrano) par cœur mais elle est toujours courtisée – et promise – à Monsieur de Guiche… Heureusement ce dernier doit partir pour le siège d’Arras où il est nommé mestre de camp ! Roxane use d’un subterfuge pour que le régiment des Cadets dont fait partie Christian (et Cyrano) reste à Paris. Christian parle seul avec Roxane mais il se montre tellement sot qu’elle le renvoie. Cyrano rattrape le coup avec la scène du balcon (clin d’œil à Roméo et Juliette ?). Cyrano s’emporte un peu : « Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien […]. » mais l’affaire est faite pour Christian !


Quatrième acte : Les Cadets de Gascogne

Monsieur de Guiche ayant compris la ruse de Roxane a bien sûr envoyé le régiment des Cadets à Arras. Mais le siège se prolonge, il y a de nombreux morts, les survivants meurent de faim… « Qu’est-ce qu’on pourrait bien dévorer ? (Cyrano, lui jetant le livre qu’il tient à la main.) L ‘Iliade. » : éclat de rire ! Enfin Cyrano écrit deux fois par jour des lettres à Roxane au nom de Christian et risque à chaque fois sa vie pour les envoyer. Mais Roxane arrive dans un carrosse conduit par Ragueneau et rempli de bonnes nourritures et boissons : de quoi remonter le moral des troupes ! Mais Christian…


Cinquième acte : La gazette de Cyrano

Automne 1655, Paris, couvent des Dames de la Croix où Roxane s’est retirée après la mort de Christian. De temps en temps, Monsieur de Guiche lui rend visite, elle lui a pardonné et ils sont devenus amis. Chaque semaine, Cyrano vient également la voir et lui raconte ce qui se passe à Paris. Mais ce jour-là…


J’ai essayé de ne pas trop en dire à la fin car il faut que vous puissiez le lire et garder le plaisir de la découverte et du suspense.

Je l’avais déjà lu, deux fois, peut-être même trois, mais le charme était encore au rendez-vous pour cette nouvelle lecture ! J’en déduis que cette histoire est intemporelle et apporte quelque chose à chaque lecture.

En plus, c’est vraiment drôle.

Note : Edmond Rostand cite Théophraste Renaudot (1586-1653) et parle de sa Gazette. Effectivement, Renaudot est un des fondateurs de la presse avec sa Gazette qu’il a lancé le 30 mai 1631 avec le soutien de Richelieu (1585-1642). Ce journal – le plus ancien en France – paraîtra jusqu’en 1915. Cent-vingt numéros de la Gazette sont consultables librement sur Gallica.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 26 avril dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Catherine.

Lelf présente Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski

Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski

Folio SF, février 2009, 488 pages, 8,20 €


8 nouvelles, 8 destinées. Au cœur du Vieux Royaume évoluent des personnalités bien différentes. Prêtre d’un vieux culte, barbare au combat, paysanne, assassin, copiste, chevalier ou roi, tous sont confrontés aux affres de la vie médiévale. Quand certains se trouvent mêlés à des intrigues politiques, d’autres tentent de survivre à de rudes combats ou courent après des chimères.


Un univers médiéval

Janua Vera, bien plus qu’un simple livre de fantasy, est un véritable volume historique. Ce monde moyenâgeux est décrit avec soin. Barbare et rude, loin des visions romantiques de certaines séries, il est d’une grande crédibilité. Les protagonistes souffrent, subissent le froid et la faim, vivent tranquillement, complotent ou plus simplement travaillent. L’aspect fantasy s’exprime de façon très légère, surtout au travers ce royaume inconnu, mais aussi par l’apparition de certaines formes de magie ou de créatures quelque peu différentes, qui s’intègrent discrètement aux nouvelles. Les textes se terminent par des chutes intelligentes et bien amenées, souvent lourdes de sens, parfois attendues mais sans pour autant provoquer la frustration, simplement peut-être parce qu’elles sont inévitables.


Des nouvelles un peu longues, servies par un style splendide

La difficulté principale du recueil vient de la longueur des nouvelles et du détail du texte qui nécessitent une bonne disponibilité de lecture pour bien entrer dans l’histoire (à ne pas lire deux pages par jour en somme). L’appel émotionnel ne fonctionne pas à tous les coups, mais quel bonheur de se retrouver à rire, pleurer ou angoisser devant ce livre lorsque Jaworski réussit à entraîner à sa suite !

Le grand point fort du recueil réside dans la qualité du langage et la capacité de l’auteur à intégrer une multitude de détails et de vocabulaire précis sans alourdir son style. La plume de Jean-Philippe Jaworski est un vrai plaisir de maîtrise et d’ambiance. Elle rend vivant les personnages et donne réellement consistance aux décors, le lecteur arrivant à percevoir l’humidité, le froid ou le poids d’une arme à leur simple évocation. Un tour de force impressionnant qui permet au Vieux Royaume de se dessiner sans effort sous les yeux du lecteur, qui s’attachera sans souci à cet univers médiéval.


Petit détail par nouvelles

Janua Vera – Évoque un Roi-Dieu en proie à un cauchemar, s’apparentant à un mythe évoquant Gilgamesh. La chute est bien amenée, mais la nouvelle reste une des plus « faibles » du recueil.

Mauvaise donne – Permet de suivre un assassin de profession : Benvenuto. Ce texte, prélude au roman Gagner la guerre, présente un intérêt à la fois pour son côté « bas-fonds » dans la première partie, et dans la seconde pour le côté politique très intelligent et intéressant. La chute annonce le roman à la perfection.

Le service des dames – Fait penser aux romans de courtoisie grâce à ce chevalier joutant verbalement avec une châtelaine et un duel d’honneur. Il y a beaucoup de jeu de paroles, fiel derrière des mots de miel. Le paysage est particulièrement réussi ici. Et encore une belle chute.

Une offrande très précieuse – Décrit une bataille avec un héros pas très malin qui le sait, loin des clichés de fantasy. Le texte présente un aspect onirique en seconde partie, des longueurs au milieu, mais se révèle émouvant grâce à son héros. Le cœur se serre à l’évocation de son histoire.

Le conte de Suzelle – La nouvelle la plus émouvante suit le parcours d’une jolie fillette un peu rêveuse et attachante à qui le lecteur ne peut que souhaiter une belle vie. Il la verra grandir et passer les ans, jusqu’à la chute, poignante. Une nouvelle qui émeut et laisse au bord des larmes.

Jour de guigne – Dans un style purement pratchettien, Jaworski choisit le burlesque et le grotesque, arrivant à faire bien sourire pour une nouvelle bien décalée au ton léger appréciable. Maître Calame est un beau guignol, victime d’une malédiction.

Un amour dévorant – Une très longue nouvelle où des fantômes du passé hantent un bois pour le malheur de ceux qui les approchent de trop près. Sympa pour le décor et les anecdotes des habitants, un peu angoissante. Je l’ai moyennement appréciée, mais la lecture hachée n’aide pas ici.

Le confident – Un prêtre a choisi de s’enfermer dans le noir absolu et s’explique. Il est intéressant de voir son parcours et d’apprendre à connaître son culte. La chute m’a un peu laissée de marbre alors qu’elle se serait bien prêtée à quelque chose de poignant.


En résumé : un très bon recueil qui vaut surtout pour la qualité de l’écriture, mais aussi pour quelques beaux moments d’émotions. Une lecture parfois difficile à cause des longueurs, mais qui laisse une impression très positive.

Une lecture commune avec Le Cercle d’Atuan. Chroniques des membres : El Jc, Olya, Vert, Tigger Lilly, Daenerys, Arutha, Ryuuchan.


Première lecture des défis Littératures de l’imaginaire sur les 5 continents et Nouvelles sur les 5 continents pour l’Europe !


Cette chronique de lecture est originellement parue le 8 mai dans Imaginelf, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Lelf.

Lee Rony présente Mes inscriptions 2 : 1945 – 1963, de Louis Scutenaire

Mes inscriptions 2 : 1945 – 1963, de Louis Scutenaire

Carnet d’indiscrétions personnelles

Éditions Allia, mai 1998, 300 pages, ISBN 2904235043


« L’esclave qui aime sa vie d’esclave a-t-il une vie d’esclave ? »

« Il y a des gens à qui la mort donne une existence. »

« La vieillesse est un alibi. »

« Je suis partagé entre mon goût pour les faits et mon goût pour l’effet. »

« Je voudrais vivre assez vieux pour savoir ce que je deviendrai. »

« Je perds souvent la tête. On ne me la rapporte jamais. »

« Il faut regarder la vie en farce. »

« La misère n’est sinistre que parce qu’elle n’est pas générale. »

« Souvent, au lieu de penser, on se fait des idées. »

« Dans ce monde, l’on n’a que la terreur pour se défendre contre l’angoisse. »

« Je méprise trop ces gens pour me déplaire en leur compagnie. »

« Le péché originel c’est la foi. »

« Si on ne me lit plus dans mille ans, on aura tort. »

« Je prends le monde tel que je suis. »

« Je ne suis pas scutenairien, c’est bien plus fort : je suis Scutenaire. »


« On dit de moi :

Il fait des calculs d’épicier : C’est vrai.

C’est un tendre : Bien sûr.

Il est dans le désarroi : Évidemment.

Comme il est détaché ! : Tiens donc !

Il est gentil : Mais oui.

Quel goujat ! : D’accord Marcel.

Il a beaucoup de talent : Le flatteur n’a pas toujours tort.

Il sent mauvais : Triste, mais possible.

Je voudrais m’offrir sa grande carcasse : Bien aimable.

Il n’est pas beau : Je le pense.

Combien il est grand ! : La toise le confirme.

Il est grossier : Merci, ma chérie.

C’est un coureur : Hum, hum !

Il est jaloux : Oui, comme Victor Hugo.

C’est un anormal : Qui ne l’est pas ?

Il s’est mal conduit : Je le crois.

Il a de l’allure : Je suis confus, vraiment, mais…

Il est fait : Il faut bien.

Il est égoïste : Je souris avec approbation.

Il est trop modeste : Oui, oui.

Il écrit très bien : Vous savez lire, monsieur.

C’est un maquereau : Le plus beau compliment.

Il se soigne comme une femme : Je le suis un peu, femme.

Il a de jolies cravates : Quelle femme de goût !

Il est propre, trop propre : On ne l’est jamais assez.

Il fait gentiment l’amour : Connaisseuse !

Il est maladif : Hélas !

C’est un beau gaillard : Oh !

Il ne sait pas aimer : Sans doute.

Il a des tics : Et vous pas ?

Quelle nouille ! : Je l’ai déjà pensé.

Mais comment se fait-il que dans ce portrait si poussé je ne me reconnaisse pas, ni personne avec moi ? »


Ainsi parla LS !

Comment l’ai-je découvert ?

Par une citation : «Je vous parle d’un autre monde, le vôtre » en exergue d’un Bob Morane lu alors que j’avais une dizaine damnée ; ainsi dois-je à Henri Vernes d’avoir découvert Jean Ray, et le fantastique, et Louis Scutenaire, de là à penser qu’il est pour quelque chose dans ce que je suis devenu… il y a un pas que je franchis avec reconnaissance. Je vous le présente avec plaisir dans le cadre du défi Poésie sur les 5 continents.

J’évoquerai HV prochainement, il le mérite (?). Au passage je remarque que JR, LS et moi sommes du même signe, ça ne veut rien dire mais c’est déjà un point commun !


Je ne suis ni poète, ni surréaliste, ni Belge !

Né à Ollignies le 29 juin 1905, il écrit ses premiers poèmes en 1916. Il fréquentera de nombreux établissements scolaires dont il sera régulièrement exclu avant de s’engager en 1924 dans des études de Droit.

En 1926 il rencontre Paul Nougé puis Magritte dont il titrera nombre d’œuvres. Plus tard, à Paris, il fréquentera André Breton. En 1938 seront recensés par Breton et Éluard dans leur Dictionnaire abrégé du surréalisme aussi bien les Textes automatiques (1931) et Les Jours dangereux les Nuits noires (1928…).

À partir de 1943 il commence Mes inscriptions somme de maximes, aphorismes, histoires, impressions et autres réflexions qui toquent à la porte de son esprit. Titre en hommage à Restif de la Bretonne qui avait ainsi nommé le recueil de graffitis qu’il avait gravés sur les quais de l’Île Saint-Louis. Ainsi pendant quarante ans Louis Scutenaire construira une œuvre puzzle atypique et foisonnante. Il parlera de tout, du reste, et d’autre chose encore. « Ne parlez pas de moi je suffis à la tâche » dit-il, ou encore « Je me suffis ; parfois il y en a même trop ».

Volontiers irrespectueux, blasphémateurs, anarchiste, admiratif de la bande à Bonnot, prônant une improbable révolution dont il sait qu’elle ne résoudrait rien il avoue lui-même : C’est probablement par conservatisme que je reste révolutionnaire ! Quoi de plus facile en effet que de jeter sur l’incendie du réel des mots qui ne font que le nourrir ? Critique du capitalisme il finit par entrevoir une nature humaine loin de ce qu’il souhaiterait, et, pour donner mon avis, quelle serait la réalité d’une société correspondant aux visions apocalyptiques des révolutionnaires ? Que nombre existent encore malgré les exemples de l’Histoire ne fait que démontrer que qui critique et vitupère change de comportement dès lors qu’il s’assoit à la table du profit.

« J’ai quelque chose à dire et c’est court » écrit-il également, et ce bien avant moi ce qui n’est pas sans me faire de la peine ! Il précise : « Mes Inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. » Ainsi, si vous connaissez un peu ce blog, comprendrez-vous quelle filiation spirituelle me plais-je à voir entre lui et moi, la remontant même jusqu’à ce « cher Diogène » !

Il meurt le 15 août 1987 en regardant un film sur Magritte à la télévision.

« Les oiseaux viennent d’ailleurs » écrit-il, comme le regret de ne pas en être, vraiment, un !

La première leçon que donnait ce philosophe, c’était que la concision est essentielle puisqu’elle est suffisante. (…) Son œuvre ? Les bulles d’une carpe qui crèveraient entre les palettes des nénuphars pour libérer une règle de morale ou de conduite.

Frédéric Dard, Avant-propos de Louis Scutenaire, Lunes rousses, Paris, Le Dilettante, 1978.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 19 avril dans Lire au nid, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Lee Rony.

Pascale présente Tour de Terre en poésie, de Jean-Marie Henry

Tour de Terre en poésie, de Jean-Marie Henry

Rue du Monde, collection La Poésie, juillet 1998, 62 pages, ISBN 2-912084-09-1

Illustrations de Mireille Vautier

Anthologie de poésies du monde – 50 poèmes de cinquante cultures différentes dans leur langue d’origine et leur traduction en français.


Note de présentation

Une anthologie multilingue de poèmes du monde entier. Chaque texte est présenté dans sa langue originale et dans sa traduction française. Les enfants découvriront ainsi le romani, le touareg, le basque, l’arabe, le vietnamien, le turc, l’albanais, etc.

Une occasion d’évoquer de nombreuses cultures, et certains enfants s’y reconnaîtront. Une occasion, également, de situer géographiquement ou historiquement les divers poèmes. Et de constater que l’on retrouve, chez les poètes du monde entier, des préoccupations, des thèmes, des émotions similaires.

Les enfants et/ou parents pourront dire les poèmes, en français ou, pour ceux qui lisent d’autres langues, dans la version originale.


Mon voyage

Un ouvrage charmant et remarquable qui m’a fait découvrir une foule de poésies d’origine les moins attendues comme il est précisé dans la présentation, pourtant je ne dirais pas un tour de Terre, mais un tour de langues voire dialectes puisqu’on y croise l’occitan, le catalan, le breton, le corse, le créole, pour ceux qui nous sont proches et restent somme toute plus des langues que des dialectes, quant aux langues qui me sont étrangères je ne peux affirmer si ce sont des langues pures ou des dialectes : quelle est la différence je ne suis pas experte en la matière mais en croisant les noms je suis restée dans l’inconnu (voir ci-après).

On ne se contente plus de découvrir un continent mais bien des peuples particuliers avec leurs us et coutumes, leur langue, à travers leur poésie. Tout ce beau monde regroupé dans un album jeunesse avec le texte et l’alphabet d’origine, le tout agrémenté d’illustrations, c’est un très beau livre qui mérite d’être mis entre les petites menottes de nos enfants.

J’ai fait des découvertes de poètes bien sûr mais aussi de pays et de langues (cliquez sur les liens pour en savoir plus) comme (cliquez sur le nom pour lire la définition) : amharique, hindi, wolof *, peul, rundi, tamoul, singhalais, letton, khmer, nahuatl, inuktitut.

Pour vous donner un exemple de définition trouvée ici : * Le wolof (parfois écrit ouolof) est une langue parlée au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie. Il appartient à la branche atlantique des langues nigéro-congolaises. Sa parenté avec le peul est très ancienne. Il a aussi des liens avec d’autres langues de la région comme le sérère, le diola, le bassari, le baïnouk.

Pour celles aux origines plus connues malgré tout qui m’ont surprise agréablement : Rromani, basque, touareg, arabe, vietnamien, turc, portugais, albanais, néerlandais, danois, finnois, chinois, malgache, espagnol, arménien, breton, cheyenne, russe, catalan, occitan, anglais, japonais, suédois, coréen, kurde, kabyle, corse, géorgien, navajo, quetchua, tibétain, italien, thaï, polonais, créole, hawaïen, allemand, hébreu, grec, français.

Voyez la longue liste hétéroclite, originale de textes que l’ont peu lire dans ce petit livre, 3 points forts pour cet album :

1. la diversité des langues,

2. multilingue pour tous les textes,

3. l’alphabet d’origine calligraphié.


Le texte que je vous présente n’est pas banal puisqu’il est d’origine Rromani :

Le toit de notre maison.

« Le toit de notre maison/c’est le grand ciel tout nu./Notre maison est solide/Personne ne peut la renverser.

Les fondaisons de notre maison/ c’est un coin de terre sans rien./Notre maison est solide/personne ne peut la ruiner.

Les murs de notre maison/c’est le froid et ce sont les vents./Notre maison est solide/personne ne peut l’atteindre.

À notre maison, il y a une fenêtre/À la fenêtre, tes yeux./Notre maison est solide/C’est le cœur tsigane. »

JENUZ DUKA (Rromani)

À lire ce texte, cela me rappelle le très beau roman ZOLI que je vous conseille de lire si vous souhaitez connaître le peuple ROM.


Je vous précise également, qu’il y a beaucoup d’auteurs anonymes surtout pour les origines moins connues comme khmer, ce qui me pousse à poursuivre ma découverte de tous ces peuples.


Comme j’ai une admiration pour les peuples nomades je vous mets un poème d’un seul vers :

« La Terre n’a qu’un soleil. »

ANONYME (Touareg)


Puis deux vers qui me parlent, extraits d’un poème vietnamien :

« Son âme est une lune dans la nuit avancée

moitié profonde ténèbre, moitié lueur de rêve. »


Préface pour clore cet article

Puis j’aimerais vous retranscrire la préface tout à fait concise et parfaite pour clore ce tour de terre en poésie :

« La langue que nous parlons, que nous écrivons est d’abord l’expression de ce que nous sommes, de ce que nous pensons, de ce que nous apprenons.

C’est par elle que nous posons notre regard sur le monde et que nous allons à sa rencontre.

Les autres utilisent parfois un langage qui n’est pas le nôtre.  Il nous faut alors dépasser un sentiment d’incompréhension pour écouter une nouvelle manière d’exprimer ou de rêver la vie.

Par la singularité de leur musique et de leur écriture, plus de cinq mille langues participent ainsi à la beauté du monde, s’enrichissant souvent de leurs différences.

Mais comme les espèces animales et végétales, les langues de la terre sont fragiles. Si certaines dominent, c’est au détriment de celles qui disparaissent, quelquefois sans laisser de traces.

Il n’existe pourtant pas de grandes et de petites langues : chacune porte en elle le poème qui nous parle, l’émotion qui nous ressemble étrangement. »

Jean-Marie Henry


J’inscris cette lecture dans le cadre du challenge de la Poésie sur les 5 continents.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 19 avril dans Mot à mot…, blog sur lequel vous pouvez lire d’autres articles de Pascale.

Lelf de ‘Imaginelf’

Bonjour Catherine,

Je t’envoie enfin mon inscription pour les Nouvelles sur les 5 continents (il n’est jamais trop tard). Je combinerai avec le challenge des Littératures de l’imaginaire sur les 5 continents puisque je ne lis que ce genre en nouvelles.

Je me présente quand même : je m’appelle Lelf, je suis une grande fan des genres de l’imaginaire depuis quelques années. J’ai (re)découvert ces genres grâce à un ami, qui m’a également fait découvrir les nouvelles. Depuis, j’adore ce format et ma PAL croule sous les anthologies et recueils en tout genre. Pratique pour un tel (double) challenge.

Participer à ce challenge c’est autant, pour moi, faire baisser ma PAL (même si ça se fait relativement spontanément) que promouvoir un format un peu méconnu qui est pourtant très riche et qui regorge de merveilles.

J’ai déjà une liste, mais elle est susceptible d’évolution, vu que je n’ai pas encore bien cherché toutes les possibilités pour certains continents et que pour d’autres j’ai déjà une masse de recueils et d’anthologies.

Afrique : Poste à pourvoir : Jésus-Christ de Kojo Laing (Ghana) et Lettre au fils de Hamilcar Barca (Tunisie), toutes deux dans l’anthologie Utopiae 2005 chez L’Atalante. Une pierre, deux coups.

Amérique : pour ne pas choisir la facilité de l’étasunien qui se glisse facilement dans une anthologie, je choisis Dimension Latino, anthologie présentée par Sylvie Miller et publiée chez Rivière Blanche (Amérique centrale et du Sud).

Asie : pour l’instant, je pense à un recueil de Haruki Murakami (Japon), mais j’aimerais découvrir autre chose de la littérature asiatique de l’imaginaire, donc titre à voir.

Europe : Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski (France).

Océanie : Axiomatique, recueil de Greg Egan (Australie). Titre également susceptible de changer au fur et à mesure de mes découvertes.

Et vous retrouverez bien sûr toutes les chroniques de ces ouvrages et de bien d’autres sur mon blog consacré à la bande dessinée et aux littératures de l’imaginaire : Imaginelf (http://www.imaginelf.com). ^^

Voilà pour la présentation, je file faire la présentation du challenge sur mon blog. À bientôt !

Lelf

Bulle de ‘Pensées de Bulle’

Un nouveau challenge ! Eh oui, je n’arrête pas, mais je trouve que c’est une très bonne motivation pour lire des livres de ma Pile à Lire et/ou ça permet de faire des découvertes très intéressantes. Cette fois-ci le thème est Nouvelles sur les 5 continents. Les modalités de ce challenge sont ici.


Ça y est, j’ai choisi ma liste de nouvelles à lire. Ça n’a pas été très facile à trouver ! Pfiou !

Afrique : Kilomètre 230 (recueil de 12 nouvelles écrites par 12 auteurs africains de pays différents)

Amérique : L’Aleph de Jorge Luis Borges et/ou Les nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe

Asie : Au bord du lac de Yasushi Inoue et/ou Une matinée d’amour pur de Yukio Mishima

Europe : Coup de chance et autres nouvelles de Roald Dahl

Océanie : L’enfant et le chat de Libby Hathorn


Bulle – Pensées de Bulle


[La présentation du défi sur le blog de Bulle.]